avril 2026

Electro Beat : votre dose mensuelle d’informations sur les véhicules électriques (mars 2026)

Deux pieuvres roses de dessin animé, casque sur les oreilles, animent « ELECTRO BEAT » à un bureau équipé de microphones, d'une boisson et d'une carte du monde en arrière-plan.

Nous voici de retour dans l’édition de mars d’Electro Beat, votre rendez-vous mensuel permettant de rester au fait des actualités sur l’univers des véhicules électriques. Le tour d’horizon de ce mois-ci s’annonce passionnant : les véhicules électriques autonomes se déploient en Europe et au Japon, BYD annonce une révolution dans la recharge ultrarapide et bien plus encore à découvrir !

Regardons cela de plus près…

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Des voitures sans conducteurs ? Les partenariats pour les robotaxis toujours plus nombreux à travers le monde en 2026

Dans la dernière édition d’Electro Beat, nous avons parlé des voitures volantes. Ce mois-ci, c’est au tour des robotaxis !

Déjà présents dans les rues de Londres, les taxis de Waymo cartographient les axes de la capitale britannique depuis la fin de l’année 2025. Avec leurs fonctions de protection et leur habitacle doté d’écrans de sécurité mais dépourvus de conducteur, ces nouveaux véhicules ont pour ambition de révolutionner le transport en taxi.

Waymo n’est cependant pas le seul acteur du marché : de grandes entreprises s’associent pour accroître la part des robotaxis sur les routes. Un accord a été passé entre les poids lourds du marché que sont Wayve, Uber et Nissan pour déployer ces taxis entièrement autonomes dans les rues de Tokyo plus tard cette année ! Les limites de la vitesse sont véritablement repoussées…

À la base de ce partenariat figurent des rôles clairement définis :

  • Wayve = fournisseur du logiciel d’IA reposant sur l’apprentissage profond plutôt que sur des cartes HD pour une adaptation rapide

  • Nissan = intégrateur de la technologie dans la Nissan LEAF électrique

  • Uber = fournisseur du vaste réseau de transport en taxi qui permet le déploiement de cette technologie

Uber se développe avec plus de 25 partenariats à travers le monde. La société de flotte vise à devenir le plus important prestataire de service de taxis autonomes au monde. Cependant, l’ambition de la plateforme internationale de service de transport n’est pas d’exercer un monopole sur le marché des robotaxis, mais d’encourager de larges investissements dans cette nouvelle technologie, notamment pour empêcher les autres acteurs de prendre la tête de la course.

Une voiture autonome Waymo est garée dans une rue de la ville, avec de hauts immeubles en arrière-plan.

Outre cet accord, Nissan met à niveau les fonctions d’assistance au conducteur de ses véhicules, fournissant des technologies au fonctionnement économique tout en offrant une mobilité avancée pour les utilisateurs. Bien que ces véhicules grand public proposent des systèmes d’assistance, ils restent limités au niveau d’autonomie 2, c’est-à-dire que le freinage et la direction sont automatiques sous réserve qu’un conducteur soit présent et alerte. L’accord entre Uber, Nissan et Wayve fait passer la technologie au niveau supérieur, l’objectif étant de disposer d’une flotte entièrement autonome.

Cependant, cette technologie révolutionnaire n’est pas limitée à l’Asie, comme en témoignent les efforts de Bolt et NVIDIA en Europe : par ce partenariat, Bolt entend exploiter ses données de conduite et les associer aux technologies d’IA autonome de NVIDIA pour les étendre à l’ensemble de son parc automobile.

La nouvelle technologie se concentre spécialement sur les aspects suivants :

  • Apprentissage à partir de la conduite active

  • Priorité donnée au respect du RGPD

  • Technologies de nouvelle génération pour une croissance évolutive

  • Efforts internes : ambition de soutenir l’éducation en Europe

Ces deux accords constituent un pas vers un avenir du transport reposant sur l’IA et exploitant la technologie pour suivre et apprendre des trajets, avec l’objectif de s’étendre à l’international.

D’autres acteurs sont actifs dans le développement des voitures autonomes, notamment Tesla et son ambition de trouver l’approche la plus économique pour un déploiement à grande échelle. Bien que la réduction des coûts reste un sujet prioritaire, les normes de sécurité extrêmement strictes (et à juste titre) ralentissent considérablement tout développement.

Une Nissan Leaf électrique blanche se recharge à une borne équipée d'un câble, sous une banderole « Zéro émission ». Entourée de verdure.

Flottes américaines : vers une électrification d’environ 50 % d’ici 2029 ?

L’électrification des flottes s’accélère aux États-Unis : des nouvelles études indiquent que les véhicules électriques pourraient représenter près de la moitié du parc utilitaire au cours des prochaines années. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une transition totale vers les véhicules électriques à batterie, cela suggère néanmoins un changement majeur dans la motorisation des flottes.

Chiffres clés

  • 46 % des véhicules de flotte aux États-Unis devraient être électrifiés d’ici 2029

  • Chiffre actuel : 26 %

  • L’adoption des véhicules électriques à batterie reste relativement stable

  • La plus forte croissance provient des véhicules hybrides et hybrides rechargeables

  • Les véhicules essence et diesel devraient se faire plus rares sans pour autant disparaître

Une transition vers les véhicules « électrifiés », et non pas tout électriques

Au premier abord, les chiffres suggèrent un passage rapide à l’électrique, mais la réalité s’avère plus nuancée : plutôt qu’une transition d’emblée au profit des véhicules électriques à batterie, les flottes adoptent un mélange de groupes motopropulseurs.

Les véhicules hybrides (VH) et hybrides rechargeables (VHR) affichent la croissance la plus importante, les véhicules électriques à autonomie prolongée étant eux aussi en hausse mais de manière plus modeste. Dans le même temps, la part des véhicules entièrement électriques devrait rester relativement stable.

Cela indique une transition plus progressive et flexible dans laquelle les différentes technologies jouent des rôles variés en fonction de la tâche.

La durabilité reste un facteur clé

Malgré des signes de réorientation politique, la durabilité reste fermement ancrée dans les objectifs des opérateurs de flotte : en effet, de nombreux décisionnaires déclarent accentuer leurs efforts en ce sens d’année en année.

Cependant, la définition de la durabilité évolue, car il n’est désormais plus uniquement question des émissions, mais aussi des aspects suivants :

  • rentabilité

  • disponibilité des véhicules

  • viabilité financière à long terme

Les flottes mettent les objectifs environnementaux en rapport avec les réalités opérationnelles.

Les implications pour les flottes

L’électrification n’est pas une solution universelle, ce qui affecte les plans des opérateurs de flotte.

Ce que les gestionnaires de flotte doivent anticiper :

  • Complexité supplémentaire : gestion de flottes mixtes avec différentes motorisations

  • Besoins infrastructurels supérieurs : en particulier pour la recharge au dépôt et la planification des itinéraires

  • Décisions davantage basées sur les données : exploitation des analyses pour optimiser les coûts et les performances

Vue d’ensemble

Plutôt qu’une transition soudaine vers les véhicules entièrement électriques, les flottes optent pour un écosystème électrifié varié. Cela ouvre la voie à un plus large éventail de technologies et offre aux opérateurs une flexibilité supplémentaire dans leur transition.

L’orientation reste claire : l’électrification est en marche, mais elle se manifeste sous différentes formes plutôt que par une solution unique.

FAQ

Que veut dire « électrifié » ?

Il s’agit d’un mélange de technologies incluant les véhicules hybrides (VH), hybrides rechargeables (VHR) et électriques à batterie (VEB).

Pourquoi la croissance des véhicules entièrement électriques est-elle plus lente ?

Des facteurs comme le prix, l’infrastructure et les besoins opérationnels expliquent que de nombreuses flottes adoptent les solutions hybrides comme premier tremplin.

Les véhicules essence et diesel vont-ils disparaître ?

Pas pour l’instant, mais leur part devrait diminuer à mesure que les flottes diversifient leurs motorisations.

Pourquoi les « craintes liées à l’autonomie » sont en perte de vitesse

Quiconque parcourt les forums dédiés aux VE ou discute avec ses voisins sceptiques entendra très probablement cette grande question : que faire si ma batterie rend l’âme au bout de trois ans ? C’est une question légitime qui revient à chaque discussion à propos des VE.

Cependant, si nous regardons les dernières avancées du secteur automobile, les batteries des véhicules s’avèrent fiables, prévisibles et étonnamment résilientes.

EV battery charging dashboard. Tableau de bord de charge de la batterie du véhicule électrique.

Selon une récente étude, les batteries de voiture électriques conservent 90 % de leur capacité après environ 160 000 kilomètres.

Une étude de grande envergure réalisée sur 24 000 rapports d’état de batterie par la société de leasing Arval pulvérise l’idée reçue de la « batterie morte » : suite à l’analyse de voiture électriques issus de 11 pays, les données ont démontré que la capacité moyenne des batteries restait supérieure à 90 % après six ans sur la route ou environ 160 000 kilomètres parcourus.

Remettons cela en perspective :

  • Après 72 000 kilomètres : la plupart des batteries conservent 93 % de leur capacité utile d’origine.

  • En moyenne, les batteries ne perdent qu’environ 1 % de leur capacité tous les 22 000 kilomètres.

  • Le test de résistance : l’association automobile allemande ADAC a effectué le test ultime en parcourant plus de 172 000 kilomètres « à la dure » avec une Volkswagen ID.3. Verdict : une perte d’autonomie totale de seulement 13 kilomètres.

La bonne nouvelle est que les batteries modernes sont loin d’être fragiles : elles sont conçues avec des systèmes de refroidissement et de gestion sophistiqués, ce qui démontre leur capacité de résistance dans le temps.

Bientôt une transparence totale

Alors que le matériel ne cesse de faire ses preuves, les méthodes de mesure de ses forces bénéficient également d’une mise à jour majeure. Fini le temps où il fallait se contenter des dires du vendeur.

Les nouvelles réglementations imposent un « passeport batterie » d’ici 2027, sans oublier l’indicateur normalisé appelé SOCE (State of Certified Energy, ou état énergétique certifié). Cela signifie que la vérification du « bilan cardiaque » d’un voiture électriques sera bientôt aussi répandue et facile à effectuer que le contrôle du kilométrage sur le tableau de bord.

Il s’agit pour l’essentiel d’un journal de bord numérique vivant avec la voiture, qui enregistre des données sur la chimie, l’historique et les performances.

Des marques telles que Kia et Volvo font dès aujourd’hui figure de pionnières, ayant compris que la transparence est le meilleur moyen d’assurer la confiance totale des acheteurs de voiture électriques d’occasion.

Gros plan sur une batterie de véhicule électrique avec connexions et câbles visibles, placée dans le châssis d'une voiture.

Hausse des financements pour un déploiement mondial de l’état des batteries

Cette transition vers la transparence n’est pas exclusive à l’Europe : Aviloo, société spécialisée dans le diagnostic des batteries de voiture électriques, a récemment obtenu un financement à hauteur de 30 millions d’euros pour étendre son système de test indépendant à l’international.

Son objectif est qu’un certificat indépendant de l’état de la batterie soit fourni par défaut lors de l’achat/vente d’un véhicule, et pas seulement comme bonus « appréciable ». Alors qu’un triplement de la part des véhicules électriques à l’échelle mondiale est attendu d’ici 2030 pour atteindre 150 millions, un tampon « Certifiée » sur une batterie fera figure de référence pour tout acheteur ou vendeur d’une voiture d’occasion.

Les ventes de véhicules électriques supérieures à celles de leurs homologues à essence : la tendance s’inverse !

En décembre 2025, les nouvelles immatriculations de véhicules électriques à batterie (VEB) se sont élevées à presque 218 000 unités en Europe. À titre de comparaison, seules 216 500 voitures essence ont été mises en circulation, soit une part de marché de 22,6 % pour les VEB et de 22,5 % pour les véhicules essence.

Même si l’écart est relativement faible, le fait qu’il se soit vendu plus de véhicules électriques à batterie que de voitures essence mérite d’être remarqué et constitue une étape majeure passionnante dans les objectifs généraux de transition vers les véhicules électriques en Europe.

Rangée de voitures électriques en charge sur des bornes de recharge modernes en extérieur, avec un focus sur la voiture rouge au premier plan.

Cependant, il ne s’agit pas d’un simple pic : les immatriculations de véhicules électriques en Europe augmentent de manière exponentielle. Rien qu’en 2025, les ventes de véhicule électriques ont progressé de près de 30 %. Dans le même temps, les ventes de voitures essence ont diminué de 19 % pour le seul mois de décembre 2025.

Avec la multiplication des primes à l’achat de véhicules électriques dans toute l’Europe, la dynamique en faveur de la transition électrique bat son plein ! Qu’il s’agisse de subventions directes, d’amortissements fiscaux, de primes locales ou d’incitations (sur les flottes) pour les entreprises, des programmes de financement apparaissent dans de nombreux marchés, ce qui encourage davantage de conducteurs à passer à l’électrique. Voici quelques exemples :

  • Leasing social : programme subventionné par le gouvernement français qui offre un financement pour la location longue durée, également appelée leasing !

  • Prime à la conversion 2026 : programme de subvention directe pour l’achat d’une voiture électrique (La domanda di Ecobonus viene presentata attraverso la piattaforma del Ministero delle Imprese e del Made in Italy)

  • Amortissement fiscal : les entreprises allemandes peuvent déduire de leur impôt 75 % de la valeur de leurs véhicules électriques la première année et bénéficient ensuite d’un amortissement pendant 10 ans.

  • Prime à l’électrique : le gouvernement britannique a rétabli la prime à l’électrique abrogée en 2022, offrant désormais jusqu’à 3 750 £ pour l’achat d’un véhicule électrique neuf.

Flash Charging au Royaume-Uni : la recharge en cinq minutes de BYD ?

La recharge d’un véhicule électrique en cinq minutes relève du rêve, mais elle pourrait bientôt devenir réalité !

Le constructeur chinois BYD prévoit le début du déploiement de sa technologie « Flash Charging » au Royaume-Uni plus tard dans l’année. Si la réalité confirme les dires, cette technologie pourrait révolutionner les attentes des conducteurs en matière de recharge publique : il est question d’une puissance maximale de 1 500 kW, soit une recharge quatre à cinq fois plus rapide que les actuelles bornes ultrarapides conventionnelles !

Bien entendu, cela exige un type de batterie spécifique, car tous les véhicules électriques d’aujourd’hui ne sont pas dotés de batteries permettant une recharge aussi rapide. Cependant, lorsque combinée à la Denza Z9GT, le nouveau fleuron de BYD, la puissance de 1 500 kW assure une recharge de 10 à 70 % en environ 5 minutes et une recharge complète en un peu moins de 10 minutes.

Berline BYD Denza argentée et élégante, vitres teintées et design raffiné, se détachant sur un fond clair et neutre.

Bien que seule la Denza Z9GT soit actuellement capable d’atteindre cette vitesse de recharge ultrarapide, le constructeur chinois a promis que des modèles BYD avec des batteries offrant cette même capacité seront bientôt commercialisés !

Outre la vitesse de recharge, la batterie présenterait également une forte endurance face aux conditions climatiques. Les batteries et systèmes de recharge avancés conçus par BYD assureraient la résistance au froid extrême et donc le maintien de la pleine vitesse de recharge.

Le constructeur prévoit le déploiement initial de 300 bornes de recharge Flash Charging au Royaume-Uni dans le cadre d’un effort plus large ayant déjà vu l’installation de plusieurs milliers de bornes en Chine. À l’échelle mondiale, BYD vise le chiffre de 20 000 bornes d’ici la fin de l’année 2026 ! Une telle quantité d’énergie nécessite une installation qui évite la refonte de l’ensemble du réseau électrique actuel ; c’est pourquoi BYD a opté pour une solution alternative : le stockage dans des batteries sur site pour fournir une puissance élevée. En outre, il faudra utiliser une double fiche de recharge CC pour bénéficier de la puissance complète.

Station de recharge futuriste au design argenté élégant, flanquée de deux unités industrielles, toutes arborant le logo BYD dans un cadre moderne.

De plus, BYD a pour ambition de proposer sa technologie Flash Charging à un tarif moins onéreux que les actuels réseaux ultrarapides, des rumeurs suggérant un prix de 0,60 £/kWh au lieu de 0,80 à 0,90 £ aujourd’hui.

Ces vitesses de recharge resteront d’abord rares sur le marché, car les premières bornes de recharge ne seront proposées que chez des concessionnaires ou sur des sites sélectionnés. Il s’agit là néanmoins d’un aperçu passionnant de l’avenir de la recharge des véhicules électriques, dans lequel dans la recharge publique s’avère encore plus pratique pour les conducteurs !

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